lundi 26 mars 2012

Futures évolutions technologiques pouvant impacter la télémédecine dans les 5 ans


Le développement de la télémédecine en France est un des moyens indispensable pour assurer à tous les citoyens une prise en charge optimale, c'est-à-dire à la fois adaptée aux besoins du patient et aux spécificités locales tant démographiques que techniques.
La mise en œuvre des dispositions du décret du 19 octobre 2010 exige une communication claire vers les professionnels de santé, les établissements de soins, les structures médico-sociales, les industriels, les prestataires de services mais aussi les citoyens et les patients.
La réussite du déploiement de la télémédecine demande un travail préalable de définition des conditions techniques nécessaires. Dans le cadre du groupe de travail Infrastructure plusieurs thèmes ont été définis, le présent document traite de l’un d’entre eux : futures évolutions technologiques impactant les activités de télémédecine.

1.   Méthodologie


Les futures évolutions technologiques vont s’inscrire dans s’inscrire dans les schémas d’interopérabilité en esanté tels que définis par le mandat 403 de la Commission Européenne et pourront être ou non des standards déjà référencés par le comité technique CEN/TC 251 (application des technologies de l’information et des communications (TIC) dans les services de la santé, du soin social et du bien être).

Le travail du CT 251 se situe dans le cadre du projet commun “ eHEALTH -INTEROP” de CEN, CENELEC et ETSI, un projet mandaté par la Commission européenne. Les trois organisations européennes de normalisation (OEN), CEN, CENELEC et ETSI, ont accepté le mandat 403 de la Commission européenne en mars 2007. Le M/403 vise à fournir un ensemble cohérent de normes pour satisfaire les besoins dans le domaine en pleine évolution de l’eSanté au profit des futurs services de soins de santé.

Trois classes d’artéfacts de standardisation doivent être distingués et reconnus pour permettre l’interopéraibilité en esanté :
  • Les normes et standards de base
  • Les profils ou encore les “blocs de construction de l’interopérabilité”
  • Les spécifications d’interopératibilité.

Le schéma ci-dessous positionnent ces trois classes d’artéfacts par rapport aux projets de esanté dont la télémédecine.



Les futures évolutions technologiques pouvant servir la télémédecine vont être associées à différents axes à explorer, ils se définissent en termes de maillons de la chaîne de service de télémédecine et de temps.

Les maillons identifiés sont les suivants :

  1. Le centre service
  2. Le réseau : collecteur : n-1, agrégateur n-1, diffuseur 1-n, connecteur n-p
  3. L’extrémité : côté patient, côté professionnels
L’extémité patient pourra faire l’objet d’un zoom permettant d’identifier la communication entre des dispositifs médicaux ou para-médicaux d’un patient et un équipement de concentration vers le réseau tel que sur le schéma ci-dessous :

Dans les pages suivantes le domaine concerné sera représenté par un symbole basé sur le synoptique suivant  :


Le temps :

  1. Les technologies définies et normées mais en début de déploiement
  2. Les technologies émergentes en cours de normalisation dont on peut estimer qu’elles auront un impact sur la télémédecine à 5 ans
  3. Les technologies émergentes dont on peut estimer qu’elles auront un impact sur la télémédecine à 5 ans.

Les maillons vont traiter des problématiques suivantes :

        La problématique des réseaux de transport : Comment prendre en compte les problématiques de niveaux de service induits par les besoins de la télémédecine?

        L’hébergement des centres de services

        Téléprésence, webconférence, environnement de collaboration : quel outil pour quel besoin? quelles normes? quelle interopérabilité? Quel impact pour les équipements aux extrémités? Importation des normes du Web n.0

        Bio-médicales : comment capter et transporter les signaux ou informations d’un bout à l’autre? Quels réseaux/protocoles utilisés? Traçabilité? Interopérabilité?

2.   La méthode


Recherche sur le web des travaux dans le monde




3.   Les technologies identifiées


i.       Pour la communication :


a.     Protocole de transport : IP V6


Internet IPv6 peut améliorer l’efficacité des systèmes médicaux et réduire le coût des prestations de soins de santé. Parmi les applications spécifiques à ce secteur, on peut citer les
                                            diagnostics médicaux à distance,
                                            contrôles à distance des patients,
                                            prises en charge de soins à domicile
                                            consultations à distance avec des spécialistes
                                            gestion des traitements personnalisés
                                            prévention des complications des maladies chroniques

Quels sont les atouts du protocole IPv6 pour les usages professionnels?

Sur le plan des coûts, certaines fonctions d’IPv6 permettent de réduire les dépenses internes en matière d’exploitation des technologies de l’information et du réseau.  La fonction de configuration automatique d’IPv6 améliore la gestion et réduit les coûts d’administration du réseau. Les traitements sont optimisés et les performances des routeurs améliorées.

L'intégration du protocole de mobilité (Mobile IPv6) facilite la mise en oeuvre de connexions sur différentes réseaux d'accès (DSL, WLAN, réseaux de téléphonie 3G...) et le passage de l'un à l'autre, sans coupure et de manière transparente. La prise en charge native de la mobilité permet l’intégration transparente des personnels nomades.  L’abondance des adresses IPv6 permet d’attribuer des adresses IP uniques à des objets de l’environnement des établissements ou des patients, rend inutile l’adressage privé et élimine par conséquent les dépenses d’exploitation et d’investissement associées au déploiement et à la maintenance des périphériques NAT.  Des améliorations en matière de respect de l’environnement et d’efficacité informatique peuvent être obtenues en utilisant des systèmes multimédias collaboratifs basés sur le protocole IPv6 afin de diminuer les déplacements professionnels et de réduire, de ce fait, l’empreinte carbone. La sécurité : IPv6 inclut IPSec et les outils de cryptographie, ce qui permettra à n'importe quelle application de pouvoir établir des connexions authentifiées et/ou cryptées.

Le Rapport intitulé « La place de la télémédecine dans l’organisation des soins », établi par Pierre Simon et Dominique Acker, Conseillers généraux des établissements de santé, en Novembre 2008, a trait au déploiement de la télémédecine en France, qui est aujourd’hui devenu une nécessité de santé publique, et fait état de préconisations pour y parvenir.
On y remarque en particulier au point 7 du Récapitulatif des préconisations, le texte suivant :
« 7) La mise en oeuvre des environnements technologiques favorisant le déploiement de la télémédecine doit être accélérée dans les régions insuffisamment équipées.
b. Développement de plates-formes en cohérence avec les recommandations du rapport Besson sur le numérique   (norme IPv6). »

« Enfin, les recommandations du rapport Besson (action 149) doivent être intégrées dès maintenant dans les appels d’offres techniques concernant la norme IPv6 (Internet Protocole version 6) dont le déploiement doit être favorisé. En effet, l’introduction de cette norme, qui viendra compenser la pénurie prévisible à court terme d’adresses internet, devrait particulièrement favoriser la mise en réseau des capteurs installés à domicile que la télésurveillance implique. »

b.     VOIP - Protocole de signalisation : Jingle



Jingle (normes XEP-0166 et la XEP-0167) est  le protocole de signalisation  voix et média développé en collaboration par Google, Yate, Tandberg et Jabber Inc (ces deux derniers qui font maintenant partie de Cisco), et normalisés au sein de la XSF (XMPP Standards Foundation).
Considéré par beaucoup comme la clé pour un système standard ouvert VOIP pour concurrencer Skype et d’autres solutions propriétaires, les spécifications ont été mis en œuvre dans un grand nombre de client VOIPs, y compris les environnements de bureau et mobiles combinés. Jingle n’est pas supposé supplanter ou remplacer les technologies Internet existantes basées sur SIP (Session Initiation Protocol : SIP; RFC 3261). Jingle a été conçu comme un pure protocole de siagnlisation XPMPP. Par ailleurs, Jingle est en même temps conçu pour interoperer avec SIP et avec les millions de clients XMPP déployés et peut se superposer aux réseaux VOIP existants.

c.     VOIP-SIP



Session Initiation Protocol (dont l'abréviation est SIP) est un protocole normalisé et standardisé par l'IETF (décrit par le RFC 3261 qui rend obsolète le RFC 2543, et est complété par le RFC 3265) qui a été conçu pour établir, modifier et terminer des sessions multimédia. Il se charge de l'authentification et de la localisation des multiples participants. Il se charge également de la négociation sur les types de média utilisables par les différents participants en encapsulant des messages SDP (Session Description Protocol). SIP ne transporte pas les données échangées durant la session comme la voix ou la vidéo. SIP étant indépendant de la transmission des données, tout type de données et de protocoles peut être utilisé pour cet échange. Cependant le protocole RTP (Real-time Transport Protocol) assure le plus souvent les sessions audio et vidéo. SIP remplace progressivement H.323.
Les autres standards émergeants pour les outils de web conférence intégrés aux navigateurs HTML5 sont : iLBC, Isac, G 0,711 et G.722 pour l'audio et des codecs pour la vidéo VP8.

d.     Téléphonie mobile : LTE


LTE ou Long Term Evolution ou aussi Super 3G est l'évolution la plus récente parmi les normes de téléphonie mobile GSM/UMTS, CDMA2000 et TD-SCDMA.
Le LTE fait partie de la norme UMTS, mais comprend de nombreuses modifications et améliorations, notamment :
·        débit descendant allant jusqu'à 326,4 Mbit/s ;
·        débit de chargement allant jusqu'à 86,4 Mbit/s ;
·        taux de transfert de données au bord de la cellule de 2 à 3 fois l'UMTS/HSPA.
·        efficacité spectrale (nombre de bits transmis par seconde par hertz du transporteur) 3 fois plus élevée que la version la plus évoluée de l'UMTS ou HSPA ;
·        RTT (Round Trip Time) de moins de 10ms (70ms contre 200ms HSPA et UMTS) ;
·        utilisation de la modulation OFDM pour la liaison descendante et de SC-FDMA pour la liaison montante (au lieu de W-CDMA UMTS) ;
·        L'utilisation d'un minimum de 1,25 MHz et un maximum de bande passante de 20 MHz pour chaque utilisateur une plus grande souplesse (par rapport à la valeur fixe de 5MHz en W-CDMA) ;
·        application flexible à différentes bandes de fréquence, y compris le GSM, UMTS-WCDMA et de nouvelles bandes à 2,6 GHz, et la possibilité d'ajouter de nouveaux groupes selon les besoins.
·        Excellent support en mouvement. De hautes performances ont été enregistrées jusqu'à 350 km/h, voire jusqu'à 500 km/h, en fonction de la bande de fréquence utilisée.

e.     Fibre : FFTx


Le FTTx (Fiber To The …) consiste à amener la fibre optique au plus près de l'utilisateur, afin d'augmenter la qualité de service (en particulier le débit) dont celui-ci pourra bénéficier. On parle également parfois de FITL, pour Fiber In The Loop (fibre dans la boucle, sous-entendu locale).
Souvent, quand on parle de raccordement des utilisateurs à la fibre optique, il s'agit dans les faits d'un rapprochement du réseau de fibres optiques au client via une paire de cuivre (opérateurs télécom) ou d'un câble coaxial (câblo-opérateur).
Le débit fourni via une fibre optique est indépendant de la distance, alors que le débit fourni via les derniers mètres (ou hectomètres) de cuivre dépend de la longueur de la paire de cuivre (affaiblissement du signal).
En pratique, si la longueur de cuivre résiduelle est inférieure à 1 km, le client peut bénéficier du très haut-débit.
Les opérateurs de télécommunication tentent donc de raccourcir le plus possible la paire de cuivre existante qui raccorde leur clients à leur réseau.

f.       Le protocole WebSocket


Le protocole WebSocket vise à développer un canal de communication bidirectionnel et full-duplex sur un socket TCP pour les navigateurs et les serveurs web.
L'interactivité croissante des applications web, consécutive à l'amélioration des performances des navigateurs, a rapidement rendu nécessaire le développement de techniques de communications bidirectionnelles entre l'application web et les processus serveur. Des techniques basées sur l'appel par le client de l'objet XMLHttpRequest et utilisant des requêtes HTTP avec un long TTL stockées par le serveur pour une réponse ultérieure au client ont permis de pallier ce manque et ont été popularisées par le succès des architectures Ajax.
Le Websocket commence à proposer une implémentation native et unifiée dans les navigateurs et serveurs web d'un canal bidirectionnel permettant :
§                     la notification au client d'un changement d'état du serveur
§                     l'envoi de données en mode « pousser » du serveur vers le client (sans que ce dernier ait à effectuer une requête)
L'interface de programmation WebSocket est une spécification en cours au sein du W3C.



ii.    Pour l’extrêmité :


a.     Body Area Network (BAN)



La bande ultra large (Ultrawideband : UWB) est une technologie de communication prometteuse pour les réseaux sans fil sur une zone du corps (BAN), notamment pour les applications qui exigent la transmission de données à la fois à des vitesses basses et élevées avec un excellent rendement énergétique.


b.     Communication en champ proche


La communication en champ proche (Near Field Communication), habituellement appelée NFC , est une technologie de communication sans-fil à courte portée et haute fréquence, permettant l'échange d'informations entre des périphériques jusqu'à une distance d'environ 10 cm. Cette technologie est une extension de la norme ISO/CEI 14443 standardisant les cartes de proximité utilisant la RFID (Radio Frequency IDentification), qui combinent l'interface d'une carte à puce et un lecteur au sein d'un seul périphérique.
Un périphérique NFC est capable de communiquer autant avec le matériel ISO/CEI 14443 existant qu'avec un autre périphérique NFC, et est tout autant compatible avec les infrastructures sans-contact existantes déjà en utilisation dans les transports en commun et les terminaux de paiement. La NFC est à la base conçue pour un usage dans les téléphones mobiles.
Par ailleurs, afin d’accèder aux cartes CPS3 sans besoin de lecteur de cartes et avec une sécurité forte il est souhaitable d’avoir un lecteur Near Field Contact (NFC) intégré aux équipements extrémité

c.     Le Wifi direct :



Wi-Fi Direct est un standard qui permet une connexion Wi-Fi appareils de parler les uns aux autres sans avoir besoin de points d'accès sans fil (hot spots).

d.     Zigbee :



ZigBee est un protocole de haut niveau permettant la communication de petites radios, à consommation réduite, basée sur la norme IEEE 802.15.4 pour les réseaux à dimension personnelle (Wireless Personal Area Networks : WPANs).

e.     InkML :


InkML est un langage de balisage basé sur XML pour décrire les données d'entrée avec un stylo électronique ou un stylet. Le projet de spécification de travail est maintenu par le World Wide Web Consortium (W3C).
Il fait partie de l'initiative du W3C Multimodal Interaction activité.

InkML Toolkit (InkMLTk) vise à fournir une suite d'outils pour travailler avec desdocuments InkML. La trousse comprend les bibliothèques et les outils suivants, Bibliothèques du processeur InkML,  la mise en œuvre de la spécification du W3CinkML, de Convertisseurs de bibliothèques et d'outils (vers et à partir d'autres formats d’entrée de stylos électroniques ou formats d'image) Visualisateurs  InkML sous forme de plug-ins pour navigateurs, et d’autres pplications InkML tel qu’un éditeur graphique.

f.       Compléments permettant de faciliter le dialogue de navigateur à navigateur :


WebRTC 1.0: Communication en temps réel entre les navigateurs
                                                        Obtenir un flux multimédia (vidéo, audio, ou les deux) à partir de périphériques locaux (caméras vidéo, microphones, caméras Web) ou à partir de fichiers préenregistrés fournies par l'utilisateur.
                                                        Enregistrement des flux tels localement.
                                                        Connexion à distance à l'aide pairs traversée NAT technologies telles que l'ICE, STUN, et tourner.
                                                        L'envoi du flux produit localement à leurs pairs à distance et recevoir des flux de ses pairs à distance.
                                                        Voir les flux (à la fois les produits localement et ceux obtenus à distance) localement en utilisant les éléments audio ou vidéo.
                                                        Envoi de données arbitraires à leurs pairs à distance.

g.     Les équipements de téléconsultation



Une téléconsultation peut être installée à bas coût. Elle ne nécessite qu’un ordinateur chez chacun des participants, sachant qu’il en existe dans le commerce à partir de 300 euros. Ensuite, une web cam est nécessaire, pour quelques dizaines d’euros, et une connexion internet, disponible à partir de 30 euros par mois en France. Les compléments d’équipements comme un stéthoscope USB sont plus onéreux, aux alentours de 300 euros.
Pour que la visite virtuelle soit plus complète, il existe des tensiomètres, des électrocardiogrammes, des caméras à fort grossissement (X300), des échographes (douchettes, …), oxymètre, glucomètre, brassard PSA brachial de mesure de pression sanguine,  …
De nouveaux équipements sont en cours de miniaturisation, ils seront dans les prochaines années intégrables aux stations de télémédecine.

h.     HTML5



Il y a une demande énorme pour des standards ouverts qui permettent la création d'applications Internet riches qui ne demandent qu’un navigateur pour s’exécuter facilitant ainsi le déploiement qui se limite à la possession d’un navigateur Internet. Regarder des vidéos, faire une webconference, accéder aux courriels, tout en étant hors ligne sont quelques-unes des puissantes fonctionnalités nouvelles activé par l'ensemble des spécifications en matière de développement au W3C.
Un aspect qui intéresse en particulier le W3C est de permettre aux gens de combiner différentes technologies. Le W3C travaille à assurer non seulement le soutien des logiciels interopérables d'une spécification unique, mais la compatibilité entre les spécifications. C’est le rôle du HTML5. En mai 2011, HTML5 a atteint le « dernier appel » (ou « Last Call »), étape importante marquant la satisfaction des exigences techniques.
HTML5 contient des fonctionnalités puissantes pour les applications Web avec une interaction plus puissante, le support vidéo et graphiques, les effets de style, et un ensemble complet d'API. HTML5 s'adapte à n'importe quel appareil, qu'il s'agisse d’ordinateur de bureau, de portable, de tablette, d’un smartphone ou de la télévision. Le terme HTML5 se définit en se référant à un ensemble de technologies qui forment ensemble l'avenir de la plate-forme Open Web . Ces technologies incluent la spécification HTML5 , CSS3 , SVG , MathML , Géolocalisation , XmlHttpRequest , Contexte 2D , polices Web (WOFF) et d'autres.
Le recours au HTML5 peut permettre des mises en oeuvre de systèmes d’informations interopérables à des coûts 10 fois moindre que d’autres technologies. Ce serait un grand bénéfice pour la télémédecine. A titre d’exemple, il existe déjà des “viewer Dicom” en HTML5.

i.        Accessibilité : WCAG 2.0



Le contenu et les services proposés sur le Web doivent être :
       Identifiable - cela signifie que les utilisateurs potentiels doivent être en mesure de percevoir l’information qui leurs est présentée
       Opérable - cela signifie que les utilisateurs potentiels doivent être en mesure d’interagir avec l’interface proposée
       Compréhensible - cela signifie que les utilisateurs potentiels doivent être en mesure de comprendre l’interface proposée
       Robuste - cela signifie que les outils susceptibles de’y accèder ne puissent pas faire des interprétations inconstantes
D’autres normes complètent l’accessibilité en particulier pour les malvoyants:  JAWS, NVDA and VoiceOver


j.        Joystick Web API


La spécification HTML5 introduit de nombreux composants nécessaires au développement de jeux interactifs et riches, tels que Canevas et WebGL. Dans le même temps,les implémentations JavaScript ont évolué au point où elles peuvent désormais prendre en charge de nombreuses tâches qui nécessitaient auparavant du code natif. Le joystick Web API présente une nouvelle façon pour les développeurs web et de jeux, ainsi que pour les designers d'interaction, d'accéder et d'utiliser les joysticks et autres contrôleurs pour les jeux. Cette API introduit de nouveaux événements pour lire l'état du joystick et du contrôleur. En plus de ces événements, l'API ajoute également un objet Joystick, qui peut être utilisé pour interroger l'état de manettes connectées. Ce type d'interface pourrait utiliser pour des manettes dont l'usage ne serait pas une application ludique mais une application de télésanté ou de télémédecine.



k.     USB 3.0



L’Universal Serial Bus (USB) est une norme relative à un bus informatique en transmission série qui sert à connecter des périphériques informatiques à un ordinateur. Le bus USB permet de connecter des périphériques à chaud (quand l'ordinateur est en marche) et en bénéficiant du Plug and Play (le système reconnaît automatiquement le périphérique). Il peut alimenter certains périphériques en énergie, et dans sa version 2, il autorise des débits allant de 1,5 Mbit/s à 480 Mbit/s. La version 3 propose des débits jusqu'à 5 Gbit/s, proches des 6 Gbit/s du SATA 3.



iii. Pour le centre :


a.     Clouds computing



A l’image de Région sans film, le clouds computing  facilite l’archivage des données de santé, le travail collaboratif entre professionnels de santé en incluant :
        la production des images
        le stockage de l’examen
        le partage de l’image
        la consultation de ces images par le médecin de ville.
Ce type de solution permet aux établissements adhérents de consulter à distance les clichés d’imagerie des patients via leclouds. Pour répondre au mieux aux besoins des établissements, la facturation s’effectue à l’usage.
Chaque établissement de santé conserve l’accès aux informations de ses patients, de façon cloisonnée et distincte. Le partage d’images médicales entre différents acteurs reste soumis à une procédure précise dont l’établissement qui a émis l’image reste l’initiateur.
Le clouds permet également aux établissements de santé une simplification de leur système d’information en centralisant les solutions logicielles, les matériels et logiciels sont hébergés dans les centres de donnéesde l’opérateur de clouds avec des engagements de qualité de service et de sécurité.
Il faudra vérifier que les solutions clouds proposées soient conforme aux exigences règlementaires du décret de confidentialité et de l’agrément « hébergeur de données de santé », à la gestion d’identifiants uniques pour les objets partagés, les professionnels de santé et les établissements.
S’il est difficile de faire des recommandations sur le clouds computing en termes de technologie des tendances commencent à émerger. On pourra se référer à l’utilisation du langage Java avec un projet de la fondation Apache : Hadoop qui est largement utilisé par les grands opérateurs de clouds et accompagnés par de nombreux prestataires. Hadoop est un environnement d’exécution distribué, performant et géométrie variable, auto-adaptatif, dont la vocation est de traiter des volumes de données considérables. Parce que ce système est de portée générale, il a suscité le développement d’un vaste écosystème constitué d’autres projets spécialisés dans un domaine particulier parmi lesquels on compte les entrepôts de données (data warehouse), le décisionnel (business intelligence), le suivi applicatif (monitoring) ou la persistance de données. Les contributeurs et les utilisateurs sont très nombreux et inclus : Yahoo!, IBM, Amazon, Google, HP, Facebook, Apple, Linkedit, ...
Hadoop n’est pas un projet monolithique mais un ensemble de sous-projets.


b.     Sécurité des échanges :



Spécification W3C "XML Encryption 1.1 CipherReference Processing using 2.0 Transforms" ". 
Cette spécification apporte les bénéfices du modèle de calcul de la Signature 2.0  à chiffrage XML, reduisant la surface d’attaque et simplifiant les algorithmes. Ces specifications W3C sont  XML Signature 2.0, Canonical XML 2.0 et le profile de signature  XML au fil de l’eau de XPath 1.0. la sécurité XML : Signature XML 1.1, Chiffrement XML 1.1, les propriétés de la signature XML, et les algorythmes de chiffrement hybrides pour sécuriser le XML.


c.     Le monde des objets - Machine2Machine :

   
Comme les réseaux de capteurs deviennent plus courants il y a un grand besoin pour la gestion et l'interrogation de ces réseaux de capteurs d'être assisté par des normes et des supervisions assistées par ordinateur. Les activités de l'OGC Sensor Web du W3C ont produit une architecture basée sur des services et des normes, y compris quatre langages pour décrire les capteur, leurs capacités et leurs mesures, et d'autres aspects pertinents des environnements impliquant de multiples capteurs hétérogènes. Ces normes aident, entre autres choses, dans le classement des capteurs et la compréhension des processus par lesquels des mesures sont prises, à un premier niveau d’interopérabilité et à l'échange de données basé sur XML et des balises standardisées. Les ontologies et les autres technologies sémantiques peuvent être des technologies habilitantes clés pour les réseaux de capteurs, car ils peuvent améliorer l'interopérabilité sémantique et l'intégration, ainsi que faciliter le raisonnement, le classement et les autres types d'assurance et de l'automatisation qui ne sont pas traités dans les normes OGC. Un réseau de capteurs sémantiques permettra au réseau, ses capteurs et les données résultantes d'être organisés, installés et gérés, interrogés, compris et contrôlés selon des spécifications de haut niveau.
Le capteur et l'ontologie du réseau de capteurs, connus sous le nom de l'ontologie du SSN, répond à la nécessité d'un modèle indépendant du domaine et de bout en bout pour les applications de détection de la fusion de capteurs focalisés (à l’exemple de SensorML), l'observation centralisée (par exemple l'observation et la mesure). Il couvre les sous-domaines que sont les capteurs spécifiques tels que les principes de détection et de capacités et peut être utilisé pour définir la façon dont un capteur se comportera dans un contexte particulier pour aider à caractériser la qualité des données détectées dans des environnements aléatoires.
Alors que les normes de l'OGC SWE fournissent une description et l'accès aux données et métadonnées des capteurs, ils ne fournissent pas les possibilités de faire de l'abstraction, la catégorisation et le raisonnement offert par les technologies sémantiques.


d.     Identification des objets partagés : UUID


Un identifiant universel unique (UUID) est un standard d'identification utilisé dans l’édition logiciel, normalisé par l' Open Software Foundation (OSF) dans le cadre du Distributed Computing Environment (DCE).
L'intention du UUID est de permettre aux systèmes distribués d’identifier l'information sans coordination centrale significative. Dans ce contexte, le mot unique devrait être compris comme “pratiquement unique” plutôt que «garanti unique». Toutefois la probabilité d’être tué par une météorite est supérieure à celle d’avoir un même identifiant pour deux objets distincts. N'importe qui peut créer un UUID et l'utiliser pour identifier un objet avec une certitude raisonnable que le même identifiant ne sera jamais involontairement créé par un tiers. Ainsi l’information étiquetée par les UUID peut donc être plus tard combinés dans une même base de données sans avoir à résoudre les conflits de nom ou d’identifiant.
UUID est documenté dans le cadre de l'ISO / CEI 11578:1996 « Technologies de l'information - Interconnexion des systèmes ouverts - Remote Procedure Call (RPC) "et plus récemment dans ITU-T Rec. X.667 | ISO / IEC 9834-8:2005. L' IETF a publié un Standards Track RFC 4122 qui est techniquement équivalent avec l'UIT-T Rec. X.667 | ISO / CEI 9834-8.

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